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Ce que la campagne du Big Bang des cabinets comptables apprend à votre marque employeur

Date de publication

1 septembre 2026

La plupart des cabinets d'expertise comptable qui peinent à recruter n'ont pas un problème de candidats. Ils ont un problème de preuve. Ils affirment une "culture d'excellence" ou un "esprit d'équipe" sans jamais rien montrer qui l'étaie, et un candidat exigeant n'a aucune raison de les croire sur parole plutôt qu'un concurrent qui dit exactement la même chose sur sa propre page carrière. La campagne construite autour du Big Bang des cabinets d'expertise-comptable, le livre de Valentin Tonti-Bernard financé sur la cagnotte Ulule jusqu'au 30 novembre, en est un cas concret : elle montre ce que ça donne quand une marque employeur repose sur une preuve vérifiable plutôt que sur un slogan qu'importe qui pourrait recopier.

Pourquoi la marque employeur est devenue un sujet vital pour les cabinets

Chez Neria, on mesure au quotidien ce que coûte, réellement et concrètement, un recrutement raté ou un départ non anticipé dans un cabinet d'expertise comptable : temps de sourcing, délai avant productivité, perte de la relation client que portait le collaborateur parti. Cette donnée pointe systématiquement vers la même cause profonde : les cabinets qui peinent à recruter ne se sont jamais donné les moyens de se distinguer aux yeux d'un candidat, au-delà du salaire proposé.

Un cabinet qui ne peut montrer aucune preuve concrète de ce qui le distingue perd face à celui qui en a une, même à salaire équivalent. Ce n'est pas un problème de rémunération. C'est un problème de démonstration. Le marché du travail dans l'expertise comptable s'est retourné ces dernières années : les candidats qualifiés ont le choix, et un cabinet qui se contente d'un poste bien rémunéré sans rien d'autre à montrer se retrouve en concurrence directe sur le seul critère où il est facile à égaler.

Cette situation touche particulièrement les cabinets de taille intermédiaire, ni assez grands pour offrir la visibilité d'un grand réseau national, ni assez petits pour vendre une proximité totale et quotidienne avec l'associé fondateur. Pour eux, une preuve concrète de ce qui les distingue devient presque une condition de survie du recrutement, pas un simple avantage marketing accessoire.

Ce que la campagne du livre révèle, concrètement

La cagnotte Ulule qui finance le livre n'est pas qu'un outil de financement. C'est, sans que ce soit son objectif premier, une démonstration de marque employeur pour l'ensemble du groupe Liberall : un projet daté, vérifiable, suivi publiquement contribution après contribution, porté par le président lui-même plutôt que délégué à un service communication. Un candidat qui envisage de rejoindre une des entités du groupe peut vérifier par lui-même, sur la page de la cagnotte, que ce que le groupe affirme sur son ambition n'est pas qu'une formule de recrutement.

Ce qui rend cette preuve particulièrement forte, ce n'est pas sa taille ni son coût de production : c'est sa vérifiabilité. N'importe qui peut consulter le nombre de contributions, la date de clôture, l'avancement réel du projet, sans dépendre de la parole de l'entreprise. Une entreprise qui affirme "on investit dans nos projets" sans rien de vérifiable derrière ce mot ne convainc personne d'exigeant. Une entreprise qui montre un projet concret, avec des chiffres publics qui évoluent en temps réel, change la nature de la conversation avec un candidat potentiel : elle n'a plus à convaincre, elle a juste à laisser vérifier.

Une preuve vaut mieux qu'un slogan

La plupart des pages "rejoignez-nous" des cabinets d'expertise comptable listent des avantages génériques et interchangeables : mutuelle, tickets restaurant, "ambiance conviviale". Rien de faux, mais rien de vérifiable ni de différenciant, puisque n'importe quel concurrent peut écrire exactement la même chose sans que ça lui coûte rien à démontrer. Ce que montre la campagne autour de la cagnotte du Big Bang, c'est l'alternative : un fait concret plutôt qu'une promesse, quelque chose qu'un candidat peut aller vérifier lui-même en dehors du site du cabinet, sans avoir à croire l'entreprise sur parole.

Comment transposer cette méthode à votre cabinet

Un cabinet n'a pas besoin d'écrire un livre pour appliquer la même logique. Il a besoin d'un fait vérifiable à montrer plutôt qu'un adjectif à répéter. Ça peut être un investissement de formation chiffré, une politique de transmission d'associariat écrite noir sur blanc et appliquée, un projet interne mené à terme et documenté, ou même un engagement public tenu sur plusieurs années. La preuve compte plus que le projet lui-même : peu importe sa taille, du moment qu'elle est vérifiable par quelqu'un d'extérieur au cabinet.

Prenons un exemple simple : un cabinet qui affirme investir dans la formation de ses collaborateurs peut soit le répéter comme une phrase de plus sur sa page carrière, soit publier le nombre réel de jours de formation suivis par collaborateur l'année précédente, avec la méthode de calcul. La seconde option coûte à peine plus cher à produire que la première, mais elle change radicalement la crédibilité du propos aux yeux d'un candidat qui a déjà lu vingt pages carrière disant toutes la même chose.

Concrètement, ça suppose un changement de réflexe : avant d'écrire une nouvelle ligne sur une page carrière, se demander si ce qu'on s'apprête à affirmer peut être vérifié par quelqu'un qui n'a pas confiance a priori. Si la réponse est non, ce n'est pas une preuve de marque employeur, c'est une formule de plus dans un océan de formules identiques.

Ce que Neria peut faire pour vous, concrètement

C'est exactement le travail qu'on mène avec nos clients : identifier ce qu'un cabinet a de réellement vérifiable à montrer, plutôt que de rédiger une nouvelle page de recrutement pleine d'adjectifs. Nos données de coût d'acquisition de talents, celles-là mêmes qui ont nourri le livre de Valentin Tonti-Bernard, servent de point de départ pour savoir où la marque employeur d'un cabinet perd réellement des candidats : à quelle étape du processus les candidats se désistent, quels concurrents les récupèrent, et ce que ces concurrents montrent que le cabinet ne montre pas.

Ce diagnostic précède toujours la recommandation. On ne propose jamais à un cabinet de "communiquer davantage" sans avoir d'abord identifié ce qu'il a de concret à communiquer. Dans certains cas, la preuve existe déjà mais reste invisible, jamais mise en avant faute d'y avoir pensé ou faute de savoir comment la formuler sans qu'elle sonne comme une simple opération de communication. Dans d'autres, il faut d'abord la construire avant de pouvoir la montrer, ce qui peut prendre plusieurs mois selon la nature du projet retenu et les ressources internes disponibles pour le documenter.

Conclusion

La campagne de la cagnotte Ulule n'était pas pensée au départ comme un exercice de marque employeur, mais elle en devient un par construction : un fait daté, vérifiable, suivi publiquement. C'est exactement ce niveau de preuve qu'un cabinet doit viser pour sa propre marque employeur, à son échelle, sans nécessairement viser la même ampleur ni le même format.

Parlons de votre marque employeur

Si cette lecture vous a fait penser à votre propre cabinet, c'est probablement le bon signal pour en parler.

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